Matériaux

Les matériaux sont des possibilités et des choix, ils implémentent la forme géodésique

Il y a eu le parti-pris de se contenter de matériaux faciles à se procurer chez des distributeurs locaux.

DY-Structure_1981La structure en bois est posée et fixée par les disques et des pattes métalliques sur un muret (3 hauteurs de parpaing soit 60 cm) bâti sur des fondations périphériques et ancrée à une dalle sur terre plein, le plancher isolant en châtaigner n’a été réalisé qu’en cette année 2015.

Pour les Nœuds, plusieurs formes et matières sont possibles : j’ai fabriqué des disques en fer découpés et percés en atelier, protégés par un vernis anti-rouille, les tire-fond sont boulonnés de l’intérieur et « mordent » dans les montants dans un avant trou coté extérieur. Le tripli, le contreplaqué, le métal embouti, le sertissage autour d’un tuyau sont aussi des solutions éprouvées pour fabriquer les hubs.

11-Volige-12Les triangles sont recouverts et isolés : volige de 22 mm à l’extérieur, tripli à l’intérieur et isolant entre les deux. Le polyuréthane est le plus performant des isolants (mais cher dans les années 80), mais le choix est large. En 2014 on a remplacé volige et polystyrène par Trois-plis en 22 mm et fibre de bois en panneaux.
La fibre de bois semble avoir une autre qualité annexe à son pouvoir isolant, c’est le temps que met la chaleur à passer de l’intérieur à l’extérieur (ou vice et versa l’été). C’est cet aspect qui nous a conduit à la préférer à la ouate de cellulose, utiliser seulement pour remplir l’espace de liaison entre le dôme proprement dit et le muret.
La ouate de cellulose projetée peut aussi être un bon choix. On a gardé le tripli comme paroi intérieure et on pense l’enduire et le peindre un jour ou l’autre.

DY-ChantierBaches_1984L’étanchéité ici, c’est le shingle (bardeaux bitumés). Meilleur rapport durabilité/prix.
La durée de vie effective d’une couverture en shingle soigneusement posée est convenable. Le shingle en simple épaisseur s’impose à cause des angles dièdres qu’il lui faut recouvrir en souplesse. C’est garanti 10 ans, mais ici il a duré plus de 30 ans avant de se dégrader.
En rouleau sur les pentes faibles (les deux rangs de triangles du haut), en bardeaux ailleurs.
Et partout fixé sur une double couche croisée, l’une clouée et l’autre collée à 90°. Remplacée par un textile « technique » lors de la rénovation 2014.
Sont possibles également : la peinture caoutchoutée, les bâches ajustées, le métal.

31-Ouvertures-détail -4_WebLa liaison de la couverture avec les vitrages est le plus délicat à réussir et la source de fuites numéro 1. On en a eu peu, mais on en a eu tout de même.
Il faut bien regarder comment se passe l’écoulement de l’eau quand le vent souffle fort et aussi prêter attention au pourtour de la sortie de cheminée.
Il est préférable de poser la couverture sur un panneau de particules, j’avais posé initialement de la volige clouée pour des raisons économiques mais quelques planches ont fini par jouer et commençaient à présenter un risque de fuite.

Le matériau clé pour réussir la liaison entre vitrages et profilés galva a été et est toujours le mastic silicone. Outre sa souplesse et sa simplicité de pose il faut ajouter sa tenue en température (de 90° à -50°) sans perte d’élasticité et pour une durée de vie d’au moins 40 ans.

La lumière, les vitrages et les ouvertures : double-vitrages ou polycarbonate alvéolé, c’est selon la transparence que l’on souhaite. Il faut savoir qu’au bout de 30 ans, j’ai du changer pour cause de vieillissement la moitié des double-vitrages et tous les polycarbonates alvéolés.
Les vitrages « hautes performance » ne valent pas leur surcout important, après tout les déperditions par les vitres ne représentent que 15% du total.
Le plan des cadres de vitrages fixes montre un profil qui amène le vitrage au niveau de la couverture par un cadre avec feuillure et est recouvert sur l’extérieur par un profil en métal galvanisé plié, vissé dans le bois et peint. Un demi centimètre de jeu est nécessaire. Pour les ouvrants, c’est juste un peu plus complexe mais j’avais l’atelier et les conseils de Bernard sous la main. Pour la rénovation, toutes les parties métalliques ont été démontées et repeintes, quelques unes refaites.

26-Ouvertures et couverture-29
La mezzanine est posée sur cinq colonnes (des buses de 20 cm remplies de béton armé) et s’appuie sur un demi cercle de renforts fixés sur la structure. Un jeu de poutres supporte le plancher d’aggloméré.

Pour le dôme proprement dit, c’est un peu comme pour une coque de bateau, le bois et le métal travaillent différemment selon la température et l’hygrométrie.

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