Permis de construire

Isodôme, ainsi nommé, parce qu’il se devait d’être bien conçu du point de vue thermique.
On avait eu un choc pétrolier, il y en aura d’autres, la sobriété énergétique m’a toujours semblé une valeur sûre.

L’environnement géographique et institutionnel

La recherche d’un site convenable, accessible et discret, à un prix raisonnable entre Tarn et Sud-Aveyron où j’étais déjà installé me pris plus d’un an.
Il fallait que l’accès en voiture soit possible, qu’il y ait l’eau, et le courant électrique. Un peu de terrain, mais pas plus.
DameStSerninWebEt ce fut commune de Martrin, entre Rougier et Vallée du Rance, au pays des Statues-Menhir.
Dans ce qui est maintenant le Parc Naturel Régional des Grands Causses.
Un choix que je n’ai pas regretté.
Il m’a fallut tout de même aller devant une commission d’arbitrage DDE pour obtenir un feu vert pour le Permis de Construire.
Après négociation pour le terrain avec les propriétaires, puis le Certificat d’Urbanisme avec la Mairie et le Permis de Construire en poche, j’ai obtenu un prêt.

DY-Chemin-1981Une fois l’achat conclu, une des toutes premières choses à faire a été d’empierrer les quelques 500 m de chemin après avoir fait passer un tractopelle pour aplanir l’ancien chemin et creuser le fossé. On a été 3 voisins à travailler en plein été, on chargeait les grosses pierres d’un champ voisin, on les déchargeait de la remorque du tracteur et on les cassait à la masse, « Cayenne version bagne » en quelque sorte. La Mairie ensuite a fait livrer deux semi-remorques de tout-venant et on a eu enfin un accès facile.
Mes bons voisins Philippe et Mado étaient avec moi et m’ont vraiment aidé tout au long de la première phase de la construction. Ensuite, comme moi un peu plus tard, ils ont dû partir vers un territoire où leur présence et leur compétences étaient bienvenues et sollicitées.
Le projet pouvait être planifié, on avait de l’eau par une source et l’électricité grâce aux voisins.
Il ne restait plus qu’à attaquer les travaux proprement dits.

De nos jours, les démarches peuvent être plus complexes et les façons de faire différentes.
A moins de trouver une commune accueillante pour votre projet à un titre ou à un autre : profession, amitiés, enfants en age scolaire, politique ouverte…

Expliquer autant pour fixer mes idées que pour communiquer mes choix

Dans l’argumentaire pour obtenir le Permis de Construire, j’ai insisté sur les nombreux avantages de l’ossature bois. Le bois est chaud au contact et relativement isolant, facile à travailler, durable et renouvelable, assez bon marché.
Et sur le fait que la forme quasi sphérique (5/9) minimise les échanges thermiques statiques (pertes et gains en situations climatiques extrêmes) et dynamiques (vent et tourbillons) avec l’extérieur.
J’ai mis aussi en avant l’insertion harmonieuse sur le site choisi.
La distribution des espaces intérieurs, pièces à vivre et pièces techniques est aussi plus libre. Dans un dôme, pas de contrainte de mur porteur.1-Argumentaire_IsoDome PC p1

1-Argumentaire_IsoDome PC p2 1-Argumentaire_IsoDome PC p3 1-Argumentaire_IsoDome PC p4

Le point de vue Thermique est important

Un choix évident à ce moment et qui m’est apparu moins simple ensuite en en parlant avec Jean Mi, a été de chercher à compenser le manque d’inertie thermique des maisons en bois.DY-Dalle-Joelle
D’où une dalle sur terre plein avec des fondations sérieuses en béton armé de 40×30 cm et drainées, pour soutenir le muret et le dôme proprement dit. En coulant la chape intérieure une fois le muret construit, j’ai placé une couronne périphérique de 80 cm de large en polystyrène de 4 cm pour améliorer l’isolation en atténuant le pont thermique. J’ai mis le même isolant protégé par du tripli sur la face intérieure du muret cylindrique .
J’ai aussi placé une double bâche plastique sous la dalle pour éviter les remontées d’humidité.
Plus tard la cave me manquera alors j’ai fini par construire un cellier à l’extérieur.DY-Structure_1981

L’idéal de Jean-Mi est de ne pas avoir d’inertie thermique pour chauffer ou refroidir plus vite.
Une autre caractéristique clé a été l’isolation assez importante pour l’époque par 10 cm de polystyrène dans les triangles formant caissons et le double vitrage (parfois remplacé par du polycarbonate alvéolé).
Je me suis chauffé d’abord avec un très gros poêle surdimensionné, puis avec une cuisinière à bois remplacée aujourd’hui par un poêle « Flamme Verte » de 12 KW. L’ensemble vient d’être complété fin 2015 par la mise en route du Puits Canadien couplé à une VMC qui assure brassage et renouvellement de l’air.

Le capteur solaire thermique pour l’eau chaude a été monté, puis démonté. En fait on n’a jamais réussi mon plombier et moi, à réguler le débit malgré un vase d’expansion et un circulateur; alors on a fini par laisser tomber.
Les évacuations ont été prévues et réalisées pour aboutir dans un plateau bactérien via un bac à graisses et une fosse septique.
Cela fonctionne encore comme ça aujourd’hui, moyennant un peu d’entretien des roseaux et des iris jaunes du plateau (4m x 2m x 0,40m).

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